Témoignages

 
  • Eleveur laitier

    Anaël Michaud, 24 ans
    Eleveur laitier en AOC Comté

    « Fils d’agriculteur, j’ai baigné dans ce milieu depuis tout petit. C’est donc tout logiquement que j’ai passé un Bac S Biologie écologieagronomie, puis un BTS ACSE (Analyse et conduite des systèmes d'exploitation), en 2006, au lycée agricole de Levier, dans le Doubs afin de reprendre la ferme familiale.

    J’ai effectué 2 stages dont 3 mois en Suisse, dans une exploitation laitière en gruyère et, en même temps que mes études, j’ai été salarié du service de remplacement, pendant les week-ends ou les vacances.
    Travailler dans l’élevage a toujours été une évidence pour moi.

    Je me suis installé en novembre 2007, à la suite de mon père. L’exploitation compte  28 vaches laitières et 63 ha de prairies. »

  • Agente d'élevage porçin

    Gwenolla Savineaux, 22 ans
    Agente d'élevage porçin en Ille-et-Vilaine, responsable de la maternité

    « Avec mon BTA(1) Animalier de laboratoire, je me destinais à travailler comme technicienne dans une animalerie de laboratoire mais, arrivée en Bretagne, je n’ai pas trouvé de travail.

    Pôle emploi m’a informée du « Parcours porc(2) », formation en alternance aux métiers de l’élevage porcin qui débouche sur un brevet professionnel agricole(3).  Souhaitant travailler dans le domaine animal, j’ai effectué la formation, en contrat de professionnalisation, dans une exploitation de 700 porc.

    A l’issue de la formation, mon employeur m’a embauchée en CDI. Je m’occupe maintenant de la maternité de la porcherie. »


    (1) Brevet de technicien agricole.

    (2) Dispositif destiné à des demandeurs d’emploi pour découvrir puis se former aux métiers de la production porcine avec un contrat d’embauche à la clé, mis en place par l’AEF 35 avec le groupement Arca, Pôle emploi, le centre de formation du Rheu et le Fafsea.

    (3) BPA de travaux en production animale, option porc.

  • Horticulteur

    Claude Barthel,
    Les Fleurs de Gaentzig (Dorlisheim, en Alsace)

    «Je suis producteur et je fais de la vente au détail. 100% de ma production est écoulée de cette façon. Cette intégration de l’amont à l’aval de la filière nous permet de faire la différence, et de développer notre activité dans un marché concurrentiel.

    Situé en bordure de centre commercial, notre établissement bénéficie d’une zone de chalandise idéale. Nous vendons aussi, à des collectivités, des mairies aux alentours.

    Mon fils va reprendre l’exploitation ; à 22 ans, il a une maîtrise d’économie et de gestion ; il est en train de passer un BTS par correspondance pour se spécialiser dans nos métiers. Il sera le 4ème de la famille à relever le défi du développement de l’entreprise. »

  • Gérant d’une entreprise de travaux agricoles H.S.A

    Stéphane Havard,
    gérant d’une entreprise de travaux agricoles H.S.A
    (Centre, 28, Bonneval)

    « Je ne suis pas issu du milieu agricole, mon père était directeur commercial dans l’alimentaire et ma mère femme au foyer. Mais j’ai toujours voulu me diriger dans ce secteur et j’ai passé un BTA agricole. J’ai d’abord été 10 ans salarié agricole dans une exploitation de type céréalière et maraîchage bio. J’ai ensuite repris une exploitation en liquidation dans le Sud-Ouest. J’y ai produit des pruneaux d’Agen et des céréales pendant 4 saisons. Puis, je l’ai revendu et avec le capital constitué, j’ai créé mon entreprise de travaux agricoles en Eure-et-Loir en 2002. Aujourd’hui, elle emploie 8 personnes, et réalise un chiffre d’affaires en constante évolution. En été, nous employons des saisonniers, jusqu’à 30 chauffeurs et 80 à 90 trieurs de pommes de terre.

    Nous sommes prestataire de services pour les exploitants agricoles, les collectivités, les industriels… sur un rayon de 70 kms autour de notre site d’implantation, sur 6 départements. Les agriculteurs font appel à l’entreprise pour des prestations liées aux cultures (céréales, pommes de terre, betteraves…)

    La prestation de services, nous l’entendons vraiment comme un partenariat avec l’agriculteur : nous lui apportons le service correspondant à son attente et nous réfléchissons avec lui sur des projets de nouvelles cultures. »

  • Adjoint d'exploitation

    Georges Agudo,
    adjoint d’exploitation depuis 41 ans.

    «J’ai commencé à travailler en apprentissage en 1967, après la classe de troisième. J’ai changé 3 fois d’exploitation en 41 ans, et je suis aujourd’hui chez le même employeur depuis 15 ans : j’ai une carrière stable, qui s’est construite dans la confiance et la permanence.

    Je suis cadre depuis 1978. J’ai pu évoluer à chaque fois que j’ai changé d’exploitation. J’ai aussi complété mes connaissances en suivant des formations, car le métier et les machines ont beaucoup changé en quelques décennies.

    Aujourd’hui, les jeunes arrivent sur le marché avec un niveau Bac, voire un BTS. Ils n’ont pas de mal à trouver un emploi, même s’il leur faut toujours prouver leur compétence et que cela passe par de l’expérience acquise sur le terrain.»